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Conseils de conduite

Compte tenu des conditions météorologiques délicates rencontrées en hiver, il est essentiel de connaître les précautions à prendre. Même si le réseau est surveillé, les conditions météorologiques peuvent se modifier rapidement (formation de verglas, route glissante) et entraîner des risques pour la conduite.
La prévoyance et la vigilance sont les maîtres mots.

Utilisez le menu déroulant à droite pour accéder aux conseils utiles de la DIR Sud-Ouest.

Bonne route !

 
 

4 codes à connaître

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publié le 2 septembre 2008 (modifié le 5 septembre 2008)

L’usager doit s’adapter en fonction des phénomènes météorologiques et des conditions routières de circulation qui leur sont associées :

Les conditions de conduite en hiver

Les règles générales de précaution

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publié le 2 septembre 2008 (modifié le 15 mars 2011)

Dès l’automne : vérifiez votre véhicule

  • Contrôlez l’état général de votre véhicule, à savoir :
    • Le moteur (huile à faible viscosité, filtres, antigel),
    • Le circuit électrique (batterie, alternateur...),
    • Les pneus (usure et pression, y compris la roue de secours, les types de pneus utilisés) :

Leur qualité est un élément primordial de sécurité, particulièrement en hiver. Quel que soit le type de pneu choisi, il est recommandé d’équiper à l’identique les quatre roues de son véhicule pour obtenir un comportement dynamique équilibré.

Lorsque la température avoisine 0°C et sur un sol à faible adhérence, les pneus "d’été" - même neufs - ont des performances très limitées. L’hiver, il est bon d’équiper son véhicule de pneus... d’hiver (ils ont une gomme et des sculptures spéciales) et d’emporter des chaînes.

D’une façon générale, la pression des pneus doit être vérifiée une fois par mois. Il est préférable que les pneus soient bien gonflés plutôt qu’insuffisamment car ils risquent à la longue d’éclater.

    • Les freins (plaquettes, disques, liquide),
    • L’éclairage (ampoules, réglage des phares),
    • Les essuie-glaces (balais neufs avant l’hiver),
    • Les joints de portière (étanchéité, protection contre le givre),
    • Le système d’aération et de chauffage (grilles d’aération, filtres, fuites...).
  • Munissez-vous d’accessoires complémentaires :
    • Raclette, balayette à neige,
    • Bombe antigivre,
    • Liquide lave-glace, antigel, huile,
    • Gants, chiffons, lampe de poche,
    • Câbles de démarrage,
    • Gilet rétroréfléchissant,

Dans les régions fortement enneigées :

    • Chaînes à neige.
    • Pelle à manche court et à poignée.

Si vous devez monter des chaînes :

    • Faîtes un essai de montage avant le départ ,
    • Garez-vous à l’écart de la chaussée pour le montage,
    • Posez les chaînes sur les roues motrices,
    • Vérifiez leur tenue régulièrement (les retendre si besoin) et les retirer dès qu’elles ne s’imposent plus.
Attention : Si les phénomènes neigeux sont rares dans votre région et si vous n’êtes pas équipés de pneus “ hiver ”, ne partez pas sans chaînes sur une route enneigée, sur laquelle est annoncé un avis de chute de neige ou dans une région de montagne.

Avant le départ et pendant le voyage : informez-vous

  • Des conditions de circulation
  • Des prévisions météorologiques
    • Par commune, département ou pour la météo des routes 3250 (0,34 € la minute depuis un téléphone fixe)
    • Pour toute la France, consultez le site de météo france

La carte de vigilance météorologique est émise deux fois par jour (à 6h00 et à 16h00) par Météo-France et réactualisée si nécessaire. Elle signale les phénomènes météo menaçant un ou plusieurs départements dans les 24h à l’aide de quatre niveaux de vigilance. Elle est disponible en permanence sur le site de Météo-France et relayée par les médias notamment en cas d’alerte de niveaux 3 et 4.

En cas de phénomène dangereux de forte intensité, niveau Orange, Bison Futé conseille d’éviter de prendre la route.

En situation de niveau Rouge, phénomène annoncé très dangereux et d’intensité exceptionnelle, Bison Futé conseille de ne pas prendre la route.

De même écoutez régulièrement les radios diffusant de l’information routière, notamment le 107.7 sur autoroute. Les autorités sont amenées à diffuser des informations non programmées car les conditions météorologiques peuvent se détériorer rapidement.

En hiver, il est également vivement recommandé de disposer dans sa voiture de vêtements chauds, d’une couverture et d’un peu de nourriture et d’eau, surtout si on voyage avec de jeunes enfants ou des personnes âgées.


Sur la route : anticipez

  • Adaptez votre conduite
    • Avant de prendre la route, si le véhicule est recouvert de neige, dégagez le entièrement en s’assurant d’être vu des autres automobilistes.
    • Adaptez votre tenue vestimentaire (pas de vêtements qui réduisent vos capacités de réaction).
    • Une fois sur la route, repérez les endroits propices à la formation du verglas (routes ombragées, ponts, sous-bois...).
    • Modérez et adaptez votre vitesse. En présence de brouillard, si la visibilité est inférieure à 50 m, la vitesse est limitée à 50 km/h.
    • Adaptez les distances de sécurité à l’état de la route : en cas de pluie ou de neige, il faut augmenter la distance avec le véhicule qui précède. La distance d’arrêt d’un véhicule est pratiquement multipliée par deux sur sol humide.
    • Evitez les manoeuvres brutales (direction, accélération, freinage).
    • Maintenez les mains symétriques sur le volant et parallèles à la route.
    • Ne surchauffez pas l’habitacle (risque d’assoupissement).
    • Facilitez le passage des engins de salage et de déneigement.
    • Il est interdit de doubler un engin de déneigement en service.
  • Si votre véhicule est bloqué
    • Garez-vous sur le bas côté.
    • Sur autoroute, ne stationnez pas sur la bande d’arrêt d’urgence, mais restez sur la file de droite (voie lente), sauf indication contraire des services d’intervention ou des panneaux à message variable.
    • Arrêtez le moteur.
    • Tenez-vous constamment informé (radio, téléphone portable).
Attention : même si le réseau est surveillé et traité, il est toujours possible que du verglas se forme en quelques instants ou qu’une route devienne glissante. Vous pouvez également être amenés à emprunter des routes qui n’ont pas été traitées. Prudence en toutes circonstances !

Si nécessaire, n’hésitez donc pas à :

  • Modifier l’horaire du départ
  • Prévoir une durée de trajet plus longue
  • Changer d’itinéraire
  • Choisir un autre moyen de transport
  • Reporter le déplacement

Les règles à respecter en hiver ... comme tout au long de l’année

  • Bouclez votre ceinture et vérifiez que tous les passagers, en particulier les enfants, sont attachés, à l’avant comme à l’arrière.
  • Bannissez la prise de tout type de substance pouvant altérer vos réflexes et diminuer votre vigilance (alcool, drogues, médicaments incompatibles avec la conduite) avant de prendre le volant.
  • Quand la visibilité est limitée, allumez vos feux de croisement le jour pour être ainsi mieux perçu.
  • En cas de brouillard, méfiez vous du phénomène de “ l’aspirateur ” : le véhicule qui suit à tendance à accélérer pour ne pas perdre de vue celui qui est devant, lequel accélère pour éviter d’être serré de trop près. Ainsi des convois de véhicules se forment et roulent à très grande vitesse sans visibilité.
  • Ne téléphonez pas en conduisant.

En cas de conditions météorologiques particulières ...

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publié le 3 septembre 2008 (modifié le 15 mars 2011)

Dépôt de brouillard givrant

La présence de brouillard qui précipite en paillettes ou aiguilles glacées à l’occasion du refroidissement nocturne constitue ce que l’on appelle un brouillard givrant.
L’atmosphère est très humide et au début de la soirée, le brouillard apparaît. Si la température descend au-dessous de 0 °C, le brouillard devient givrant. Les gouttelettes en suspension dans l’air se cristallisent en paillettes ou aiguilles de glace.
Des particules solides se forment et s’accrochent à tous les éléments verticaux du paysage (arbres, clôtures...). Lorsque ces particules sont lourdes, elles tombent sur la chaussée.
Une route peu fréquentée et exposée aux vents (plateau, zone dégagée) augmente les risques.

Le trafic est largement affecté par le brouillard. Lorsque celui-ci est givrant, la visibilité est encore plus faible et la lumière des phares se réfléchit dans les paillettes en suspension.

Le brouillard est très facile à percevoir, en revanche son caractère givrant l’est beaucoup moins.
Attention également au brouillard givrant qui ne s’est pas directement déposé sur le sol : le matin, le sol est sec mais les arbres sont blancs. Les paillettes de glace ont pu tomber des arbres et former un tapis glissant.

CONSEILS AUX CONDUCTEURS

  • Se méfier du brouillard lorsque la température avoisine 0°C.
  • Adopter une conduite souple et éviter toute manoeuvre brutale.
  • En cas de brouillard, modérer sa vitesse.
  • Un véhicule équipé de bons pneus hiver permet de circuler sur ce type de verglas, dans des conditions de sécurité satisfaisantes avec une vitesse limitée.

Gelées Blanches

Les gelées blanches sont dues à un fort refroidissement de la surface d’une route sèche au départ, ce qui peut conduire à un dépôt de condensation solide sur la chaussée.

De nuit, par temps calme (vent faible, ciel dégagé) et lorsque l’humidité de l’air est moyenne, la chaussée est fortement refroidie. La vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère se condense et se dépose sur la chaussée, sous forme de cristaux de glace.

La baisse d’adhérence est d’autant plus forte que la gelée blanche est fine. Le trafic routier tasse la gelée blanche et l’adhérence diminue.

Les zones humides et abritées et les ponts sont très sensibles aux gelées blanches.

Le phénomène est assez visible une fois formé, mais s’avère difficile à repérer lorsqu’il est en cours de formation, surtout si la condensation se produit tout près de 0 °C.

CONSEILS AUX CONDUCTEURS

  • Repérer le danger : la gelée blanche se dépose d’abord sur l’herbe.
  • Redoubler d’attention aux abords des zones à risque (ponts, zones d’ombre...).
  • Adopter une conduite souple et éviter toute manoeuvre brutale.
  • La conduite, qui reste délicate, sera plus sûre si le véhicule est équipé de bons pneus (les pneus à crampons ne s’imposent pas).

Neige mouillée

La neige mouillée est une précipitation atmosphérique sous la forme de cristaux de glace à forte teneur en eau liquide.

Ces chutes de neige se produisent en général au-dessus de 0 °C.

Sous l’effet du trafic, la neige mouillée (“soupe”) gicle sous la pression des pneumatiques, sans pouvoir se compacter, et elle est progressivement éliminée.

La neige mouillée peut transformer la route en véritable tapis de glace, si elle se dépose sur une chaussée très froide ou si la température de l’air est négative.

Le phénomène est facilement perceptible. La neige tombe à très gros flocons mais ne se fixe pas. Elle adhère au bas de caisse et aux passages de roues du véhicule.

CONSEILS AUX CONDUCTEURS

  • Ralentir sa vitesse.
  • Éviter toute manoeuvre brusque (sous peine d’aquaplanage).
  • Augmenter les distances de sécurité (manque de visibilité pendant les chutes).
  • La conduite sera plus sûre si le véhicule est équipé de pneus neige ou à crampons.

Congélation d’eau sur la route

Ce phénomène constitue le refroidissement rapide d’une route humide, la nuit, à une température de l’air voisine de 0 °C.

En contact avec une masse d’air sec, l’eau située sur la surface de la route tend à amorcer son évaporation. Pour s’évaporer, l’eau prélève de la chaleur dans la chaussée. Le sol se refroidit et l’eau, présente en surface, gèle.

Les risques apparaissent dès + 4 °C de température de l’air. Dès que le phénomène se manifeste, la circulation sur la route devient et reste délicate.

Ce type de verglas est le plus dangereux, car sa perception est presque impossible. Le conducteur ne peut guère distinguer une flaque d’eau de faible épaisseur d’une plaque de glace en formation -à peine plus mate-, surtout la nuit. Seul le bruit des pneumatiques est différent lorsque l’on roule dessus...

CONSEILS AUX CONDUCTEURS

  • Bien observer l’itinéraire (trajet habituel) au début de l’hiver permet de recenser les endroits qui s’humidifient plus rapidement et qui mettent plus de temps à sécher.
  • Ne pas oublier que la température de la route peut être plus froide que celle de l‘air, surtout par ciel dégagé.
  • Adopter une conduite souple et ralentir avant les zones humides, aux abords des virages et des zones de freinage.
  • La conduite, qui reste délicate, sera plus sûre si le véhicule est équipé de pneus neige ou à crampons.

Pluie sur sol gelé

La pluie sur sol gelée est une pluie qui congèle au contact d’une route très froide.

Le sol est gelé par la présence du froid antérieur. L’arrivée d’une masse d’air chaud (situation de redoux) entraîne des précipitations pluvieuses. En arrivant sur le sol froid, la pluie se refroidit et gèle.

La chaussée se recouvre d’une pellicule de glace qui peut, dans certaines circonstances, atteindre plusieurs centimètres.
Un tel événement conduit rapidement à une paralysie totale du trafic (route impraticable).

Plus la chaussée est froide, plus le risque est élevé : fond de vallée, plateau venté...
Plus la pluie est faible, plus la congélation est rapide.

Le phénomène est difficilement perceptible, la congélation progressive de la pluie s’accompagne rapidement d’une perte d’adhérence. En cinq minutes, un trottoir lisse devient une patinoire et en moins d’un quart d’heure, une route, même très granuleuse, devient impraticable.

CONSEILS AUX CONDUCTEURS

  • Ralentir, dès l’apparition des premières gouttes de pluie à l’issue d’une période de gel intense.
  • Augmenter la distance de sécurité.
  • Adopter une conduite souple et éviter toute manœuvre brutale.
  • Sans équipement spécifique, s’arrêter est la seule issue lorsque le verglas se généralise.
  • Un véhicule équipé de 4 pneus à crampons permet de circuler sur ce type de verglas dans des conditions satisfaisantes de sécurité, avec une vitesse limitée.

Pluie en "surfusion"

Il s’agit d’une précipitation de pluie sous forme d’eau dont la température est inférieure à 0 °C. La pluie en “surfusion” se transforme en glace au moindre choc, quelle que soit la température du sol.

La “surfusion” est un état instable de la matière, entre la phase liquide et la phase solide. Le moindre choc modifie alors instantanément l’état moléculaire, provoquant la solidification immédiate de l’eau, c’est-à-dire la formation de glace.

La route devient très rapidement impraticable : elle se recouvre de glace instantanément.

Le verglas peut persister si la température au sol est négative.
Le phénomène est facilement perceptible. Le véhicule (comme tout ce qui l’entoure) se trouve prisonnier d’une gangue de glace en quelques instants.

CONSEILS AUX CONDUCTEURS

  • Ne pas prendre la route si de telles prévisions ont été annoncées.
  • S’arrêter immédiatement dès les premiers impacts de gouttes glacées sur le pare-brise.

Neige sèche

Celle-ci constitue une précipitation atmosphérique sous la forme de cristaux de glace sans eau à l’état liquide.

Les chutes de neige se produisent en général au-dessous de -3 ou -4 °C. La neige est poudreuse : les flocons petits et légers ont du mal à se poser.

Cette neige qui n’accroche pas à la route est facilement déplacée par le vent et forme, en début de chute, des serpentins derrière les voitures, avant de se soulever en nuage. La présence d’un vent fort entraîne la formation de congères.

La neige sèche peut se transformer et rendre très rapidement la route impraticable. La neige se charge en eau et évolue alors en neige humide ou en neige mouillée.

Le phénomène est facilement perceptible. La neige virevolte et se soulève en nuage sous l’effet du vent.

CONSEILS AUX CONDUCTEURS

  • Ralentir sa vitesse.
  • Augmenter les distances de sécurité (manque de visibilité pendant et après la chute).
  • Se méfier de l’évolution de la neige, en fonction de la température extérieure ou de la présence d’un traitement de la route (possibilité de transformation en glace ou en “soupe”).
  • Se méfier des congères (plateaux ou plaines dégagées).
  • La conduite sera plus sûre si le véhicule est équipé de pneus neige ou à crampons.

Neige humide

Cette dernière est une précipitation atmosphérique sous la forme de cristaux de glace légèrement chargés en eau liquide.

Les chutes de neige humide se produisent en général aux alentours de 0 °C. La neige humide adhère au revêtement et se compacte sous l’effet de la circulation.

En cas de dégel partiel, le passage répété des véhicules creuse des ornières. Un regel entraîne alors la formation de véritables « rails de glace », rendant la route impraticable.

Le phénomène est facilement perceptible. La neige tombe à gros flocons et crisse sous les pas ou sous les pneus.

CONSEILS AUX CONDUCTEURS

  • Ralentir sa vitesse.
  • Eviter toute manoeuvre brusque (perte d’adhérence, de motricité et de directivité).
  • Augmenter les distances de sécurité (manque de visibilité pendant les chutes).
  • Redoubler de vigilance en cas de dégel partiel suivi d’une vague de froid (risque de transformation de la neige en glace). Face à cette situation ne pas utiliser son véhicule.
  • La conduite sera plus sûre si le véhicule est équipé de pneus neige ou à crampons.